Visite avec les techniciens de l’assainissement

Visite avec les techniciens de l’assainissement

Jacques Bon, habitant de Saint-Amant-de-Montmoreau, a accepté de recevoir CL lors de la visite de contrôle de son installation. Effectuée par le Spanc de la CDC.

SPANC : un nom qui claque et qui désigne le service public d’assainissement non collectif. Un service qui dépend de la communauté de communes (CDC) Tude-et-Dronne depuis le 1er janvier 2014 et qui avait été créé à la suite de la loi sur l’eau de 2006. Cette dernière rend obligatoire un contrôle périodique des installations tous les huit ans sur le territoire de la CDC.
Mardi dernier au matin, les deux techniciens du Spanc Benjamin Amsler et Antoine Dubois se présentent à la porte de Jacques Bon, habitant de Saint-Amant-de-Montmoreau. Ils lui avaient annoncé leur visite et le rendez-vous avait été convenu. Les deux hommes sont accueillis avec le sourire et après quelques mots, ils passent dans le jardin où se trouve l’installation.
Antoine Dubois soulève les couvercles de la fosse toutes eaux et ouvre les trappes de contrôle d’entrée et de sortie du bac à sable. Tout est parfait. Tout est refermé.
Il ne reste plus qu’à en faire part au propriétaire qui remplit une fiche de visite. Il recevra le résultat du contrôle dans moins d’un mois et le montant à payer (116 euros pour huit ans) dans quelques semaines.

Un rôle de conseil et de suivi

L’excellent état de l’installation de Jacques Bon n’est pas une surprise pour les techniciens. Elle date de 2008 et a été réalisée sur les conseils du Spanc. Le chantier a été suivi et contrôlé avant sa mise en service. “C’est ce que nous réalisons pour chaque nouvelle construction ou sur des rénovations d’installation”, précise Benjamin Amsler.

Les cas de non-conformité sont relativement rares. Soit rien n’existe et les effluents sont envoyés dans la nature, soit on constate des rejets de surface ou des plaques sont cassées. Enfin, la mise aux normes est obligatoire en cas de vente, à la charge du nouveau propriétaire.

La non-accessibilité de l’ouvrage peut entraîner sa non-conformité. “Nous avons surtout un rôle de conseil et de suivi. Nous sommes là pour aider les personnes qui le souhaitent”, insiste le responsable.
Dans les premières années des contrôles, beaucoup craignaient ces visites pensant être obligés de faire de gros travaux, d’autant que de nombreuses installations ne sont pas conformes. Il était difficile d’obtenir un rendez-vous avec les propriétaires. Parfois, certaines crispations ont pu émerger.

C’était le cas avec des propriétaires de Chalais qui se sont vu amendés pour avoir installé une station jugée non conforme parce que l’entreprise sollicitée n’était pas agréée (l’amende a fini par être annulée par la suite pour l’une des familles).

Aujourd’hui, on essaie de régler ces problèmes par le dialogue. Peu à peu, la population a compris le rôle des techniciens et hésite beaucoup moins à répondre. “D’ailleurs, des aides financières sont possibles dans les cas difficiles”, rappelle Benjamin Amsler.

Une grande partie du travail se passe aussi dans les bureaux. Lecture quasi quotidienne des évolutions des normes parfois complexes. Préparation des visites sur l’année à venir, préparation du budget autonome du Spanc, rédaction des bilans de visites qui sont signés par le vice-président Jean-Luc Tachet et le maire de la commune concernée.

Autant dire que les trois techniciens, Barbara Méric, Benjamin Amsler (actuel responsable en remplacement d’Anne-Laure Rouger en congé maternité) et Antoine Dubois qui remplace numériquement Anne-Laure Rouget, ont pas mal de travail. Ils ont à ce jour 5.600 installations à contrôler. Et ce n’est pas fini.

La fusion avec Horte-et-Lavalette créera un territoire plus vaste. L’annonce de la prise de compétence des assainissements collectifs dans ce même service sera aussi un moment important. Mais ce sera une autre histoire.

article publié par Jean-Luc Tenant le 25 janvier 2016 sur www.charentelibre.fr

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